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le Ven 30 Juil 2010, 01:10
Rappel du premier message :

Salut les Dr. Jespère que vous avez bien!!!
J'ai une idée trés importante pour ns

* Nous proposons une maladie ou un instrument médicale... Chaque jour

Au moins aprés un mois ns comprenons quelques maladies et instruments
Je vais commencer par cette maladie




L’hypertension artérielle pulmonaire

L’hypertension artérielle difficile à déceler

Avec 2000 nouveaux cas décelés chaque année, l’hypertension artérielle pulmonaire est une maladie dont on parle peu. Elle se distingue de l’HTA classique par une augmentation de la pression artérielle qui se manifeste au niveau des artères pulmonaires et non coronaires. Maladie héritable, son diagnostic est rendu difficile par des symptômes qui laissent supposer
dans un premier temps un mal nettement plus bénin.



HTAP : une maladie héritable

Par héritable, il faut comprendre que l’hypertension artérielle pulmonaire est une maladie dont on peut avoir hérité de part son patrimoine génétique. Mais qu’il est également possible de développer cette maladie suite à d’autres pathologies (maladies auto-immunes, maladies congénitales du cœur, cirrhose hépatique).
2 types de traitement ont été développés par l’équipe du professeur Humbert (intervenant dans l’émission ci dessous) depuis une vingtaine d’années :
- Transplantation pulmonaire pour les cas les plus sévères
- Traitements ciblés non curatifs visant à améliorer le quotidien des malades

Pour plus d’informations sur l’hypertension artérielle pulmonaire, je vous conseille la très intéressante émission publiée sur canalacademie







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Dernière édition par samcruz31 le Mar 12 Oct 2010, 22:33, édité 3 fois (Raison : Important)

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le Dim 05 Sep 2010, 04:41
Je vous remercie de votre intérêt pour le sujet ... Les informations trés riche, trés importante
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le Dim 05 Sep 2010, 05:05

de rien et c'est de notre devoir de remercier Dr Marie-Françoise Odou fel raybia


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DR_OPHTA
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le Jeu 09 Sep 2010, 01:31
je m'excuse d'avoir tarder à vous répondre charaf .........heureusement que costo est toujours présent...
merci costo pour votre réponse si bien précisée....

et j'ajoute;

costarico a écrit:
Il doit être conservé à l'abri de la lumière avant que le dosage ne soit effectué.

exactement...faut surtout pas nier ça car la bilirubine est altérée par la lumière. Aussi les échantillons de sang (surtout les tubes de sérum) doivent être protégés de son exposition.

costarico a écrit:
Intérêt du dosage

................ ....On distingue la bilirubine dite libre ou indirecte, toxique pour le cerveau. Elle risque de s'accumuler chez le nouveau-né quand le foie n'est pas encore tout à fait mature : c'est l'ictère physiologique du nouveau-né. ...............

L’ictère physiologique du nouveau-né est une jaunisse qui apparaît très fréquemment chez les bébés nés à terme et presque toujours chez les bébés prématurés, 24 à 48 heures après la naissance.

Bien que cet ictère physiologique soit tout à fait banal....parfois il peut durer bien plus longtemps....
pour cela, il faut noter ;

Les effets d’une hausse de la bilirubine chez le nourrisson:

Chez le nourrisson, une forte concentration de bilirubine dans le sang (hyper bilirubinémie) peut entraîner son accumulation dans certaines régions du cerveau. Les médecins parlent alors du kernictérus 1.

Il se caractérise par des détériorations irréversibles de ces régions, des convulsions, des troubles des réflexes et des mouvements des yeux.
La toxicité de la bilirubine dans le cerveau du nouveau-né est due au manque de protection du corps du nourrisson, à la différence de celui d’un adulte.

La barrière hématoencéphalique n’a pas totalement développé, ce qui permet à la bilirubine de se diffuser librement à travers les capillaires sanguins du cerveau. De plus, les nouveau-nés sont plus exposés à l’hyper bilirubinémie car ils ne possèdent pas la bactérie intestinale qui facilite la décomposition et l’excrétion de la bilirubine dans les selles.


costarico a écrit:

Bilirubine libre = indirecte

Adulte : 3 -12 µmol /l 2 - 7 mg /l

Bilirubine conjuguée = directe

Adulte : 2 - 5 µmol /l 1 -3 mg /l


oui c'est ça...
mais pour bien garder ces valeurs en tête;
le taux sanguin de la bilirubine totale est en moyenne inférieur à 10mg/l....à prédominance non conjuguée
donc à peu près 8mg/l pour la bilirubine libre et 2mg/l pour la conjugué en moyenne.....et c'est même des valeurs données par notre chère prof de physiopath.
mais des fois les valeurs diffèrent d'un labo à un autre......car ça dépend des réactifs utilisés.

et pour finir j'ajoute;

Les bienfaits de la bilirubine:

Une quantité modérée de bilirubine peut être bénéfique pour l’organisme. Selon certains chercheurs, la bilirubine pourrait protéger les tissus contre l’effet oxydatif des radicaux libres et autres oxydants.

L’analyse statistique de personnes ayant une bilirubinémie un peu plus haute que la normale a montré qu’elles avaient un risque plus faible de développer des maladies cardiovasculaires.


voilà Smile
et concernant les Variations physiologiques et pathologiques....je pense que celles citées par costo sont suffisantes.......donc rien à ajouter.



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le Jeu 09 Sep 2010, 01:47

Merci DR_OPHTA,je suis vraiment flatté Smile
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le Mer 10 Nov 2010, 23:10
TUMEURS BENIGNES DES MAXILLAIRES
1°/ Tumeurs d’origine non dentaire :

Ι/ Les ostéomes :

1- Ostéomes pédonculés :

Peuvent être appondues à la face externe de la branche montante ou coiffer le condyle mandibulaire (ankylose).

Il s’agit d’une tuméfaction dure, non douloureuse, n’adhérant pas au plan profond et au plan superficiel (pas de métastases).

La radiographie montre une opacité osseuse caractéristique appondue à l’os basal.

2- ostéomes intra osseux :

Peuvent être de siège maxillaire ou mandibulaire découverts fortuitement à la radio ou à l’examen dentaire.

En 1er temps l’ostéome est de petite taille ensuite les tables osseuses vont être soufflées au fur et à mesure que l’ostéome augmente de volume.

La radiographie montre une image radio opaque ressemble à celui de l’os enfuit dans l’os.

Le traitement est l’exérèse chirurgicale.

ΙΙ/ Les chondromes :

Elle est d’origine cartilagineuse. Son siège est la symphyse et le condyle mandibulaire.

La tuméfaction est indolore, dure puis élastique de surface bosselée.

La radiographie montre une image loculaire radio claire renfermant des opacités en grains de grenade. La caractéristique des chondromes bénins des maxillaires c’est la possibilité de dégénérescences malignes (chondrosarcomes).

Le traitement est chirurgical large, c’est l’exérèse des tissus sains.

ΙΙΙ/ Les fibromes ossifiant :

C’est une tuméfaction dure, indolore (dense), à évolution lente, recouverte de tissu indemne.

Les dents peuvent être déplacées (en regard de la tumeur).

L’examen radio montre une image radio claire parsemée de radio opacité.

Le traitement est la résection à distance.

ΙV/ Tumeurs à cellules géantes (tumeurs à myloplaxes) :

Atteint surtout les sujets adolescents, enfants et les femmes. Siège sur la partie moyenne de la branche horizontale surtout.

La tuméfaction osseuse élastique, puis dépréssible et molle recouverte par une muqueuse rouge violacée, elle indolore au début et par la suite devient douloureuse ce qui évoque le diagnostic de tumeur maligne. Les dents peuvent être déplacées.

L’évolution est lente puis rapide avec poussée extensive.

La ponction ramène quelques gouttes de sang ou bien de sérosité (sérosité sanguinolente, diagnostic différentiel se fait avec les angiome

La radio montre l’image classique caractéristique, c’est l’image loculaire cloisonnée en nid d’abeille mais on peut retrouver d’autres images atypiques :

- Une image géodique (radio claire à l’intérieure) pseudo kystiques.

- Une image bigarrée.

- Une image ostéolytique à limitation floues, ce qui évoque le diagnostic de malignité.

Le traitement est la résection large en tissu sain.

V/ Kyste anévrysmal :

Atteint les sujets jeunes et adolescent surtout.

La tuméfaction est indolore, dure pendant long temps puis dépréssible mais jamais pulsatile.

La ponction ramène un liquide sérohématique ou sang pure.

La radio montre une image loculaire cloisonnée.

Le traitement est la résection large pour éviter une transformation sarcomateuse.

VΙ/ les angiomes :

Apparaissent à n’importe quel age au maxillaire ou à la mandibule.

L’hémorragie spontanée est souvent le signe révélateur (gingivorragie localisée) ou provoquée après une extraction dentaire. Ces hémorragie peuvent être fatale dans le cas d’exo il faut remettre immédiatement la dent dans son alvéole avec des moyens de contention simple, plus hémostase locale puis orienté le malade en urgence.

La tuméfaction est à évolution lente, indolore pulsatile avec mobilité dentaire isolée.

Parfois un angiome plan cutané est associe.

La radio montre une image de lyse osseuse à limite irrégulière donnant un aspect de quadrillage en nid d’abeille ou bien en rayon de soleil ou bien en bulle de savon.

Le diagnostic est difficile avec autres tumeurs (anévrysmal, cellules géantes, amyloblastomes et même les tumeurs malignes.

La ponction du sang par voie endos buccal (la biopsie est dangereuse). L’examen complémentaire est l’angiographie.

Le traitement est difficile, dangereux avec de grands risques.

2°/- Tumeurs d’origine dentaire ou tumeurs odontogène :

Ι/ Améloblastome :

C’est une tumeur qui provient de l’épithélium, les restes de la lame dentaire, les débris de Mallassez. Elle touche surtout l’adulte jeune de sexe masculin.

La tuméfaction est de taille variable pouvant atteindre un volume important entraînant une déformation faciale par déformation de la corticale externe. C’est une tuméfaction bosselée, de consistance variable recouverte par des téguments normaux. La muqueuse buccale est normale. Les corticales sont émincées puis soufflés, les dents en regard se déplacent.

Il existe deux types de radiographie :

- Image kystique uniloculaire radio claire à contours nettes, les corticale sont émincées puis soufflés, le canal dentaire inférieur refoulé, les bords basilaire et ceux de la branche montante sont respectés, le bord basilaire peut être réduit en baguette de tambour ce qui entraîne la fracture. Une dent peut être incluse dans la lacune entraîne le diagnostic différentiel avec le kyste périe coronaire.

- Image poly géodique finement cloisonnée avec des contours polycycliques réalisant l’image classique « en bulles de savon »

Le traitement est chirurgical et dépend de plusieurs paramètres : age de patient, volume de la tumeur, sa localisation et son image radio :

-Enucléation, curetage (uniloculaire, petit volume).

- Résection large (poly géodique).

NB : c’est une tumeur récidivante, le siège d’élection est l’angle mandibulaire.

ΙΙ/ les odontomes :

Ce sont des tumeurs formées de tissus dentaire (E. D .C) par prolifération de la lame dentaire ou à la suit d’un syndrome prolifératif d’un germe dentaire surtout chez l’enfant et l’adolescent au niveau de bloc antérieur et dans la région prémolaire. Chez l’enfant il peut avoir un retard d’éruption des dents permanentes qui sont retenues et bloquées par l’odontomes.

Il existe deux types d’odontomes :

Complexes : ou`les tissus dentaire sont disposées de façon anarchique.

Composées : sont formées par l’ensemble de l’odontome complexe.

La radio montre une image séparée par liseré radio claire.

Le traitement est chirurgical, c’est le clivage – énucléation de l’odontome.

ΙΙΙ/ Cémentome :

Elle est d’origine mésenchymateuse odontogène. Atteint surtout les hommes entre 20 – 30 ans. Siège dans la région prémolaire et molaires inférieures.

La radio montre une image radio opaque arrondie, collée à la racine.

Le traitement est chirurgical.

NB : il peut être de petit volume, ou géant nécessitant un traitement chirurgical (chirurgie modelant).

ΙV/ dentinome :

La radio montre une image radio opaque. Le traitement est chirurgical.

V/ myxomes non odontogène :

Atteint les sujets avant 30 ans. Siège au niveau de la mandibule surtout.

La radio montre une image poly géodique hachurée. Le traitement est l’exérèse avec possibilité de récidive
[img][/img]
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le Dim 21 Nov 2010, 00:11
1.A quoi correspondent les flatulences ?
2.Soulager les flatulences
1.L’alimentation
2.Les règles fondamentales de l’alimentation
3.Quand consulter un médecin ?
4.Les médicaments vendus sans ordonnance


A quoi correspondent les flatulences ?

•Les flatulences correspondent à la production de gaz gastro-intestinaux provoquant un ballonnement abdominal, s’accompagnant également souvent de rots (gaz provenant de l’estomac émit par la bouche)
•Les flatulences surviennent peuvent en général après les repas car elles se forment environ trois heures après l'ingestion d'aliments environ.
•Les flatulences sont émises sans douleurs.
•Les flatulences résultent de la fermentation des matières décomposées
Soulager les flatulences
L’alimentation
•Eviter la consommation de flageolets, soja, lentilles, pois, viande rouge qui augmente la production de flatulences.
•D’autre part, les féculents comme les pommes de terre et les pates favorisent également les flatulences car ils sont décomposés dans l’intestin.
Les règles fondamentales de l’alimentation
•Manger lentement
•Faire 3 repas par jour et prendre 2 collations
•Evitez les boissons gazeuses
•Evitez les alcools
•Evitez le café et le thé
Quand consulter un médecin ?
•Apparition brutale des flatulences accompagnées de douleurs abdominales ou d’un arrêt des matières et des gaz : il s’agit dans ce cas d’une urgence.
•Présence de vomissements et/ou de diarrhée et/ou de fièvre et/ou de sang dans les selles
•Il est possible de prendre des médicaments vendus sans ordonnance si les flatulences ne s’accompagnent pas de signes de gravité
Les médicaments vendus sans ordonnance
Plusieurs médicaments peuvent soulager les flatulences.
•Les pansements digestifs
•Les médicaments associant un pansement digestif et un anti acide protégeant l’estomac contre les agressions acides et sur l’accumulation de gaz. (oxyde d’aluminium et de l’hydroxyde de magnésium associée à celle de la diméticone)
•Les médicaments antispasmodiques
•La phytothérapie et l’homéopathie peuvent également permettre un soulagement des manifestations.
•Prendre l’avis de son médecin reste plus prudent
nany
Débutant
Débutant
Féminin
Age : 38
Niveau d'études : Médecin généraliste
Réputation : 0

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le Mer 01 Déc 2010, 20:01
merci.
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le Mer 07 Nov 2012, 17:27
Aphtes et aphtoses buccales





.










I - DEFINITION :

L’aphte est une lésion superficielle de la muqueuse buccale et de l’oropharynx.

Etymologiquement, " aphte " vient du grec " aptein " : brûlure.

L’aphte
se manifeste par une ulcération, symptôme commun à plusieurs formes
cliniques que l’on peut classer en 3 groupes : l’aphte buccal "
vulgaire ", l’aphtose buccale récidivante et les maladies aphteuses ou
sa localisation buccale est à associer à d’autres localisations
générales, organes ou viscères.


II - ETIOLOGIE :

D’étiologie
inconnue, plusieurs théories ont pu être avancées. Pour certains, il
s’agirait d’un phénomène vasculaire de type microthrombophlébite, pour
d’autres les aphtes récidivants seraient liés à des " phénomènes
immunologiques humoraux ou à médiation cellulaire dirigés contre des
antigènes streptococciques et de la muqueuse buccale humaine " (6).

Cependant, on peut énumérer des facteurs favorisants connus :
. Sexe : prédominance féminine. Cycle menstruel, grossesse.
. Hérédité : famille à " aphtes buccaux ".
. Stress psychique : troubles psychiques, chocs émotifs, dépressions.
. Traumatisme : morsure de la muqueuse, blessures, arêtes de poisson, prothèses dentaires.
. Aliments : noix, fraises, épices, certains fromages (gruyère), crustacés.
. Médicaments : aspirine, antibiotiques, psychotropes, antimitotiques.
. Virus HIV et immunodépressions.
. Infections bactériennes.


III - DIAGNOSTIC :

1 – Diagnostic positif :

. L’ulcération apparaît après une sensation de brûlure.
. La première poussée survient chez le sujet jeune, 10 à 20 ans.
. Les aphtes seront de dimension et de nombre variable.
. L’ulcération est plus ou moins profonde, recouverte de fibrine et entourée d’un tissu érythémateux.
.
Les zones les plus fréquemment atteintes sont la muqueuse de la joue,
la langue et le plancher buccal. Il est rare d’en trouver sur les zones
de la muqueuse buccale, normalement kératinées, c’est-à-dire le palais
dur et la gencive.

De même, il est plus rare de trouver des
aphtes chez le sujet fumeur que chez le patient non fumeur, ceci
pouvant s’expliquer par l’hyperkératose muqueuse qu’entraîne le tabac.


Diagnostic différentiel :
. Plaques muqueuses syphilis secondaires : érosions rouges non ulcérées.
. Dermatoses bulleuses : érythème polymorphe bulleux, pemphigus.
. Lichen.
. Primo infection herpétique.
. Stomatite aphtoïde avitaminique (avitaminose PP).
.
Carcinome épidermoïde et aphte géant. L’ulcération tumorale maligne est
caractéristique avec un versant interne cruenté avec un fond contenant
des débris nécrotiques. Cette ulcération repose sur une base indurée.
. Neutropénie.


IV - FORMES CLINIQUES :

1 – Aphte " vulgaire " : c’est l’aphte " accidentel ".

Fréquent chez l’enfant. Peut être unique ou multiple.

Débute
par une sensation de cuisson, puis survient une ulcération, punctiforme
ou lenticulaire, à bords nets et fond jaunâtre " beurre frais ",
entourée d’une muqueuse rouge vif.

Peut être très douloureuse,
gênant la mastication, pouvant entraîner une dysphagie et une
hypersalivation. Dépassant 1 cm de diamètre, on parlera alors d’aphte
géant, plus mutilant et pouvant laisser des cicatrices après guérison.

2 - Aphtes récidivants :

Ce
sont des ulcérations récurrentes, dont les facteurs favorisants sont
liés à l’hérédité, l’immunité, le stress et des modifications
hormonales chez la femme.

Le nombre par poussée varie de 1 à 5
ou 10. Guérissent en général en 1 à 3 semaines, période durant laquelle
ils peuvent être très invalidants.

3 - Maladies aphteuses :

Ce sont des maladies générales associant aphtes buccaux et aphtes atteignant d’autres organes ou viscères.

Le
diagnostic de ces maladies permettra au chirurgien-dentiste de diriger
ces malades vers des services spécialisés ORL, stomatologie,
dermatologie, gynécologie ou médecine interne.

On citera :

3.1. L’aphtose génitale : aphtose bipolaire
: les aphtes génitaux se rencontrent plus souvent chez la femme,
atteignant les grandes et petites lèvres, la région périnéo-anale, le
vagin, le col utérin. Chez l’homme, atteinte du gland et du scrotum.

L’association aphtes buccaux et génitaux réalise l’aphtose bipolaire.

3.2. La grande aphtose de Touraine ou syndrôme de Behcet : associe des aphtes buccaux, aphtes génitaux, lésions cutanées, atteintes viscérales, oculaire.

3.3. Périadénite de Sutton
: aphtes géants ulcéro-nécrotiques reposant sur des nodules
inflammatoires, siégeant de préférence sur les joues, les lèvres, les
bords et la pointe de la langue, le palais, le voile et les piliers
amygdaliens.

Le terme de " périadénite " s’explique par la prédominance des lésions inflammatoires autour des glandes salivaires accessoires.


V- Aphtes et HIV :

Augmentation
de l’atteinte aphteuse chez le sujet séropositif. Souvent aphtes
géants. Contrairement aux autres formes cliniques, les ulcérations
peuvent apparaître au niveau de la muqueuse kératinisée comme la
gencive et le palais dur.


VI - TRAITEMENT
: Il n’existe pas de traitement unique efficace dans le traitement des
aphtoses buccales. Le traitement local ou général sera adapté suivant
la forme clinique et le degré d’atteinte.

1 - Traitement préventif :

Recommandé dans les aphtoses récidivantes et vise à éviter ou supprimer les facteurs favorisants :
. Mise en état buccale : suppression des épines irritatives dentaires ou prothétiques.
Suppression des foyers parodontaux perturbant l’équilibre immunologique et bactérien buccal.
. Vitaminothérapie : vitamine C
. Immunothérapie : imudon
. Suppression des aliments favorisants l’apparition des aphtes.

2 - Traitement local :

Institué dans les cas d’aphtes vulgaires ou d’aphtoses récidivantes.

Action antiseptique :
-
Attouchements d’acide trichloracétique qui apporte un soulagement
rapide, dans l’heure, mais implique un risque de brûlure et de nécrose
muqueuse.
- Bains de bouche à base de chlorexidine (ELUDRIL).
- Applications de pyralvex (extrait de salicylé et sodé de rhubarbe)
- Aesine : gel de FLOGENCYL.
- Substances aromatiques : BOROSTYROL.
- Action antalgique et anesthésiante : dynexan ( lidocaine 2%).
- Application 2 à 3 fois d’un crayon au nitrate d’argent
-
Action anti-inflammatoire : Lyso 6 : association de lysozyme et Vit.
B6. Immunothérapie : Imudon. Composé de lysats hyophilisés de divers
germes buccaux.
- Corticoïdes : Betnéval sous forme de tablettes à laisser fondre.
- Antiulcéreux gastriques (maalox, gaviscon) : solutions utilisées en bains de bouche.
- Aspégic sachet en bains de bouche concentré

3 - Traitement général :

S’adresse
aux aphtoses récidivantes et aux maladies générales aphteuses. .
Vitamine C : KUFFER recommande une injection intraveineuse de 2 g par
jour pendant 15 jours. Cette même dose sera poursuivie per os pendant
des mois en intercalant une injection IV par semaine.
On peut
citer également des traitements d’Isoprinosine (immunomodulants),
d’Immunodépresseurs, tels que la cyclophosphamide (Endoxan), le
chlorambucil (Chloraminophène). En fait, les traitements efficaces par
voie générale sont : la colchicine, la corticothérapie et la
thalidomide. Colchicine : prescrite à la dose de 1 mg par jour pendant
des mois. Prévient les récidives dans environ 50 % des cas.
Corticothérapie brève : (Prednisone 0,5 mg/Kg/jour per os). Action
rapide. Présente l’avantage d’obtenir une cicatrisation rapide des
lésions pour un traitement de courte durée (1 semaine environ) donc
sans les inconvénients d’une corticothérapie au long. Thalidomide :
hypnotique non barbiturique. Délicate d’utilisation pour son effet
tératogène et neurologique. Traitement réservé à certains spécialistes
hospitaliers.
Le patient devra être informé par écrit des effets
secondaires. Action très rapide, remarquable autant sur les poussées en
cours que les récidives. La thalidomide est le traitement de choix de
l’aphtose atteignant le sujet séropositif pour le HIV.


VII – CONCLUSION :

Bien
que la plupart des aphtes buccaux soient des lésions banales, la
vigilance et l’attention du praticien doivent permettre le diagnostic
des aphtoses récidivantes et des maladies aphteuses, signe d’une
atteinte systémique témoin d’un déficit immunitaire comme le HIV.
L’odontostomatologiste pourra ainsi traiter le patient pour les formes
cliniques mineures ou le diriger vers des services hospitaliers
spécialisés dès lors que l’atteinte nécessitera un traitement général.





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